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Travailler sur un immeuble occupé : l'accès, la nacelle, l'emprise

Sur un immeuble parisien habité, la difficulté n'est presque jamais le toit. C'est tout ce qu'il faut régler avant d'y monter.

France Pro Étanchéité · Paris et Île-de-France

Camion nacelle installé sur une chaussée neutralisée par de la rubalise et des cônes, devant un immeuble Nacelle en place,
chaussée neutralisée
01La rue

Tout commence par une place de stationnement

Pour monter des rouleaux, un brûleur et des bennes sur un toit, il faut un camion arrêté au pied de l'immeuble. Dans Paris, ça ne s'improvise pas : il faut demander une emprise à la Ville, et cette demande prend du temps.

Tant qu'elle n'est pas accordée, le chantier ne démarre pas, même si tout le reste est prêt. C'est la première chose qu'on lance après la signature, avant même de commander la matière.

02La montée

Trois façons d'arriver en haut

Par l'intérieur, escalier de service et trappe, quand les volumes le permettent. C'est le plus discret et le plus lent.

Par la nacelle ou la grue de camion, quand la rue le permet et que la hauteur l'impose. C'est rapide, mais ça occupe la voirie et ça demande un créneau.

Par un échafaudage, quand le chantier dure et qu'il touche aussi la façade. C'est le plus lourd à monter et le plus confortable à travailler.

Échafaudage monté sur la façade d'un immeuble habité pendant un chantier
Échafaudage,
sur un immeuble habité
03Les occupants

Un immeuble habité ne se met pas à l'arrêt

Les gens dorment, travaillent et rentrent chez eux pendant les travaux. Donc on prévient avant, on affiche les dates dans le hall, on tient les horaires, et on laisse les accès libres le soir.

Ce qui gêne le plus n'est pas le bruit, c'est l'imprévu. Un camion qui bloque une sortie de parking sans prévenir fait plus de dégâts dans la relation qu'une semaine entière de chantier.

Toit terrasse en cours de travaux d'étanchéité surplombant un boulevard de la petite couronne
Le chantier,
au-dessus du boulevard
04Les contraintes

Ce qui change un planning

La pluie, évidemment, parce qu'on n'ouvre pas une toiture sous l'averse et qu'on ne laisse jamais un ouvrage ouvert le soir.

Le voisinage immédiat, une école, un commerce, une terrasse de café. Les copropriétés mitoyennes quand l'accès passe chez elles. Et les hauteurs : nous n'avons pas de cordiste dans nos équipes, donc un accès qui ne se fait qu'en corde n'est pas pour nous, et nous le disons tout de suite.

Ces points se règlent à la visite, pas en cours de chantier. C'est ce qui distingue un planning tenu d'un planning annoncé.

05Le vrai sujet

Un chantier réussi se joue avant la première benne

Sur un immeuble occupé, la qualité de l'ouvrage est attendue, c'est le minimum. Ce qui laisse un souvenir, c'est la façon dont le chantier s'est passé pour ceux qui habitaient là.

C'est aussi ce que les gestionnaires regardent quand ils rappellent une entreprise d'un immeuble à l'autre. Nos interventions pour les professionnels fonctionnent sur ce principe.

Un chantier à organiser sur un immeuble habité ?

L'équipe vient voir la rue, l'accès et les contraintes avant de s'engager sur une méthode.

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